Qui suis-je ?
Posted on Saturday, February 06, 2010 at 4:12 PM by Séverine
Vous avez deviné ?
TaiTai est un terme qui désigne ici l'épouse. Mais dans la bouche d'un occidental, cela veut dire femme d'expat... mais pas n'importe quel genre de femme d'expat. Passons en revue son emploi du temps et ses préoccupations...
Lever 8h30, Chouchou est parti depuis longtemps à la mine et les enfants sont pris en charge par l'ayi (ou par eux-mêmes s'ils sont plus grands). D'ailleurs, la semaine dernière, Ayi m'a fait remarquer que le petit dernier était revenu de l'école avec sur le dos un pull qui n'était pas à lui; probablement un cafouillage suite au cours de gym dont je ne me suis même pas aperçue !
Aujourd'hui, le programme est chargé : pédicure-manucure (comme tous les vendredis d'ailleurs) avec ma bonne copine. Ensuite petit resto sympa entres filles (et oui, j'ai plein d'amies comme moi) et puis shopping (et bien quoi, mon mari travaille tellement qu'il n'a pas le temps de dépenser tous les sous qu'il gagne à la sueur de son front!) si ce n'est pas une petite ballade à vélo dans les vieux quartiers de Pékin au printemps.
Objectif de la semaine : résoudre un dilemne de riches... Pour les prochaines vacances du nouvel an chinois, on part à Bali au Club Med ou bien prenons-nous un billet pour Tahiti ?
A caser impérativement pour la semaine prochaine : pédicure-manucure (tu ne crois pas que je vais enlever moi-même mon vernis tout de même ?), leçon de chinois, déjeuner avec les copines car il faut vraiment expérimenter ce nouveau restaurant à Sanlitun, sortie culturelle mercredi avec les filles de l'association d'expatriées, une séance de massage au spa 4 étoiles du coin de la rue, faire les essayages du manteau, de la robe, des chemisiers et du tailleur-pantalon avec la couturière. Je suis surbookée...
Et les courses, les repas, le ménage, le repassage me direz-vous ? Pas de soucis, Super Ayi est là pour ça !
Alors, tentée pour suivre votre mari en Asie ? Réfléchissez bien, car évidemment je ne vous garantis pas un retour sur Terre facile une fois le contrat d'expatriation de votre homme terminé : dur dur voire très dur le retour dans la vraie vie !!!
Oh, c'est trop dur la vie de TaiTai !
A 1h30 au Nord-Ouest de Pékin, dans les glaciales gorges de Longqing, chaque année en hiver se tient un "mini-Harbin", avec lanternes, illuminations, sculptures de glace et de neige. De quoi se faire un petit avis sur ces expositions nordiques, à moindre frais et surtout à moindre froid (une bouteille d'eau gèle en moins de 30 minutes à Harbin, parait-il !!).
Petite soirée en tête-à-tête avec Hugo très sympatique grâce au Chinese Culture Center... Toboggans de glace (très très fun), jolies sculptures translucides, illuminations parfois un peu trop "Lolita" (ou lollipop) à mon goût.
Résidant en Chine depuis plusieurs années et habituée aux copies (il y a même un "fake market" à Pékin) mais aussi aux messages d'information placardés par les douanes à Roissy, je me suis demandée ce que l'on entend vraiment par le terme "contrefaçon"...
Hier encore, j'étais au supermarché pour acheter des boissons en grande quantité, et je me suis faite avoir croyant acheter du Coca (bouteille au centre). Vous ne comprenez pas bien ? Alors, lisez la suite (et désolée pour cet article un peu professoral).
> La confusion est fréquente entre ce qui est "contrefait", ce qui est "contrefaisant" :
- Les marques et les produits qui font l'objet d'une contrefaçon sont dits contrefaits.
- Les marques et les produits qui imitent indûment - et plus ou moins grossièrement - ces originaux sont dits contrefaisants.
> La contrefaçon est une violation d'un droit de propriété intellectuelle.
Dans le cas des biens manufacturés, la contrefaçon est une tromperie : le but du contrefacteur est de créer une confusion entre le produit original et le produit contrefaisant ; il cherche ainsi à s'approprier la notoriété d'autrui et à profiter indûment des investissements réalisés par les véritables titulaires des droits de propriété intellectuelle.
> La contrefaçon est une activité criminelle.
Non seulement elle finance le grand banditisme et les réseaux mafieux (trafiquants d'armes, de drogue...), mais des liens entre certains contrefacteurs et des groupes terroristes ont pu être mis en évidence.
> La contrefaçon est un fléau mondial.
Beaucoup de produits contrefaisants sont fabriqués en Asie du Sud-Est (Chine, Thaïlande, Singapour, Corée du Sud...), autour du bassin méditerranéen (Maroc, Tunisie, Turquie...), en Russie, et aussi au sein même de l'Union européenne (Espagne, Pologne, Italie...).
Les produits contrefaisants sont distribués via des réseaux de distribution implantés dans tous les pays, mais également par le biais d'internet : on trouve ces produits sur des sites de ventes aux enchères et dans des forums de discussion, certains sites allant jusqu'à proposer ouvertement des contrefaçons...
> La contrefaçon touche tous les domaines de la consommation.
Si l'on se réfère aux saisies effectuées par les douanes, une partie significative des cas de contrefaçon constatés portent sur l'habillement, les accessoires de mode et surtout les vêtements et chaussures de sport.
Mais les copies illicites de logiciels de jeux, d'oeuvres musicales et de films prolifèrent également, tout comme les équipements contrefaisants de téléphonie mobile (coques, batteries, etc.).
On trouve aussi des fausses pièces de rechange automobiles (filtres, optiques, pièces de moteur...).
Enfin, l'espace domestique n'est pas épargné avec des contrefaçons, parfois très dangereuses, d'équipements électroménagers (robots ménagers, radios...), de boissons et produits alimentaires, de tissus, de jouets, de cosmétiques, de stylos, de rasoirs, etc.
> La contrefaçon représente...
...5 à 9 % du commerce mondial*
...12 % du marché mondial du jouet*
...10 % du marché mondial de la parfumerie et des cosmétiques*
...5 à 10 % du marché européen des pièces de rechange automobiles*
...un chiffre d'affaires annuel estimé à 500 milliards d'euros ; à titre de comparaison, celui de la traite d'êtres humains (prostitution/esclavage) est évalué à 7 milliards**.
* source: étude Unifab, 2003
** source : Rapport d'information sur la sécurité intérieure n° 459 de l'Assemblée nationale (05.12.2002).
Bon, maintenant revenons à ma bouteille de cola : nom très approchant, utilisation d'anneaux pseudo olympiques (Coca est sponsor officiel des JO, et ceux de Vancouver débutent bientôt), design similaire... Verdict ?
Dans un pays où la qualité de l'air est vraiment mauvaise et qui est classé au 2ème rang mondial de production de gaz à effet de serre, on se soucie tout de même un peu de l'environnement... ou quand on peut éviter d'abattre un arbre :
Encore un cliché signé Jean-Pierre D.
Jeudi 17 décembre 16h42 : atterrissage à Roissy Charles de Gaulle sur un tarmak enneigé et la neige continue de tomber.
Vite, vite, ramasser toutes les affaires, rechausser le grand, installer la petite dans le porte-bébé et s'appréter à affronter le grand circuit d'arrivée en France.
Que nous ont-ils préparé pour prévenir de la propagation de la pandémie H1N1 ? A la descente de l'avion, rien. Dans le dédale des couloirs du terminal 2F, toujours rien. A l'arrivée au poste frontière, rien du tout. A la douane, alors ? Non non, rien de rien. Et personne ne porte de masque. Pourtant, on nous diffuse beaucoup de pub sur TV5Monde et l'Ambassade a organisé conformément à la politique du ministère des affaires étrangères une vaste campagne de vaccination en décembre (avec des vaccins importées de France).
Dimanche 10 janvier 11h26 : atterrissage à Beijing Capital Airport. La ville est recouverte de neige et la température est de -15°C.
Vite, vite, remballer les sacs, habiller le grand, récupérer la poussette de la petite en classe affaire et se préparer à nouveau a un circuit du combattant.
Ici, on a ressorti le plan de 2003 pour combattre le SRAS : questionnaire de santé à remplir (avec votre n° de siège des fois que vous infectiez votre voisin), accueil par des gens habillés de blanc et équipés de lunettes, gants et masque (heureusement qu'ils portent un pin's "Welcome", ça rassure un minimum : ils ne sont pas là pour tous nous isoler), caméras infrarouges, deux postes de filtrage sanitaire supplémentaires par rapport à l'habitude. Un officiel s'approche de nous, aïe aïe ouïlle... non, ouf il arrête une femme qui nous suivait de près, elle aura droit à un examen médical derrière des paravents blancs installés là pour l'occasion.
Au moment où en France on se demande ce qu'est l'identité nationale...
Et de plus près, cela donne :
Encore merci à JPD pour les clichés !
Hugo est un grand frère très attentionné. Il aime bien câliner sa soeur, même si parfois ses gestes sont encore un peu brusques, mais c'est tellement chou...
Que cette nouvelle année vous apporte bonheur, joie et santé !
A votre avis, qu'est-ce que cela peut bien être ?
Pour quelques indices, cela a la taille d'un index, la photo a été prise dans le supermarché Walmart en bas de chez nous et le prix peut aller jusqu'à 4800 RMB la jin (soit plus de 480€ la livre)...
Les plongeurs reconnaitront sûrement le concombre de mer, alias Holothurie, denrée très prisée des asiatiques vendue séchée.
Renaud a eu l'occasion d'y goûter lors d'un repas festif avec ses collègues du travail, par politesse il a fini ce qu'on lui avait servi, car c'est particulièrement cher. A ses dires, c'est très très spécial.
Cela me rappelle une petite histoire de famille... Mon grand-père, très curieux, en avait péché une année en Méditerranée (spécimen donc bien plus gros que ceux dégustés ici) se disant que si les chinois en mangeaient, cela ne devait pas être mauvais. Il en a donc mis un à cuire sur le barbecue, et puis ça a gonflé, gonflé, gonflé et pour finir ça a explosé ! Sacré Dady !
Les collègues chinois de Renaud avaient très envie de faire la connaissance de Mathilde. Alors je l'ai emmenée un midi déjeuner à la cantine du bureau de mon cher et tendre.
On savait les chinois fans de bébé, mais là c'est à en dépasser nos espérances... On se serait cru dans un conte de fées au milieu de toutes ces petites fées virevoletant et se penchant sur le berceau du nouveau né (à noter que la plupart des collègues en question n'ont pas encore d'enfant). Voilà un petit pêle-mêle de ces quelques heures passées ensemble :
Entre nous soit-dit, un grand chapeau à Renaud qui mange local tous les midis depuis plus de 3 ans, moi je crois que je n'aurai pas tenu le choc !
Impensable en Europe...
Merci à Jean-Pierre D. pour les clichés.
Ils ont tous les deux choisi le pouce gauche...
Bon, le recyclage des habits d'Hugo c'est bien , mais les pyjamas bleus j'en avais un peu assez ! Vous ne trouvez pas que je suis plus jolie dans ma petite robe en jeans?
Il s'agit d'un grand-père transportant sa petite fille le long des chemins escarpés montant aux terrasses de Longshen. Il galopait plus vite qu'une gazelle, dépassant les touristes qui pourtant ne sont pas autant chargés que lui. Avez-vous noté la façon dont la petite fille est arnachée?
Impossible de communiquer avec ce paisible grand-père, celui-ci ne parlant pas le mandarin (langue officielle commune à tous les peuples chinois - pudong hua) mais uniquement le dialecte local...
Juste quelques clichés d'un pin s'épanouissant dans un temple dans la campagne pékinoise...
Merci et bravo à Dame Nature !
Vous vous demandez peut-être comment on fait ses courses à Pékin ? On a toujours le choix d'aller au supermarché (Carrefour par exemple, mais attention ce n'est déjà plus tout à fait comme en Europe) ou bien à la supérette de produits importés (bonjour l'addition), mais le moyen le plus répandu c'est de faire comme les pékinois et d'aller au marché.
Il s'agit de marchés alimentaires couverts permanents, pas chauffés en hiver ni climatisés en été. J'avoue qu'il faut parfois avoir le coeur bien accroché pour la viande et les produits de la mer... N'étant pas téméraire, je vais à la boucherie occidentale pour la viande (d'ailleurs seul endroit où l'on trouve de la viande découpée comme chez nous, par exemple pour les côtes de porc !) et je prends le poisson découpé et les crevettes fraîches au supermarché.
Vous allez comprendre pourquoi... Voici quelques photos prises dans les marchés de Tuanjiehu et Dongjiao :
Vu devant la boutique Lego de Guomao...
Durant une rapide promenade-shopping dans Pékin (l'allaitement ne me laisse que quelques heures de liberté), je croise de nombreux passants armés d'un cornet appétissant. Un peu plus loin dans la ruelle, un attroupement devant une petite boutique attire mon attention.
Non je ne rêve pas, il s'agit bien de churros ! Trop de monde, trop de queue, pas le temps de prendre la file, juste le temps d'un petit cliché :
Bon, ici ils sont servis avec de la glace style italienne - à moins que ce ne soit de la chantilly - et un coulis de chocolat chaud. Bien meilleurs au sucre à mon avis, comme la dernière fois que j'en ai dégusté, cet été à Marseille pour les faire découvrir à Hugo...
Pour les gourmands, l'échoppe se situe quelque part dans Nan Luo Gu Xiang.
Pour trouver ces ombrelles traditionnelles faites de papier huilé et bambou, rendez-vous sur Goulou Dongdajie (trottoir sud, au n° 144).