« Nouvel appartement | Home | Hugo vous envoie un bisou »

L'air frais de Pékin

Posted on Thursday, March 29, 2007 at 2:30 PM by Séverine

On parle beaucoup de la pollution à Pékin. Il ne s'agit ici "que" de pollution atmosphérique (au fait, savez-vous quelle est la ville la plus polluée, dans tous les sens du terme?... Tchernobyl !). Il existe un indice de pollution de l'air en Chine qui parait-il est bien différent de ceux utilisés en Europe, car "calculé" différemment. Alors, je me suis penchée sur la question, histoire d'en être sûre... Je ne veux pas faire ici un cours sur les polluants, mais il va bien falloir regarder d'un peu plus près ce qu'il y a dans l'air que nous respirons...

A l'école, on apprend que l'air est constitué de 79% d'azote, de 20% d'oxygène et de 1% de gaz rares... Mais il y a aussi des polluants :

▪ Dioxyde de soufre (SO2) qui est libéré dans l’atmosphère par les cheminées des usines (centrales thermiques...) ou par les chauffages; le secteur automobile Diesel contribue dans une faible mesure à ces émissions.

▪ Dioxyde d'azote (NO2) issu des pots d'échappement et de toutes les combustions à hautes températures de combustibles fossiles et donc du chauffage.

▪ PM10 (particules en suspension de taille inférieure à 10 microns). Le transport routier, les combustions industrielles, le chauffage domestique, l’incinération des déchets, les chantiers de BTP (très nombreux à Pékin) sont parmi les émetteurs de particules en suspension.

▪ Ozone (O3) est le produit d'une réaction chimique entre le dioxyde d’azote et les hydrocarbures (polluants d’origine automobile).

▪ Monoxyde de carbone (CO) provient principalement du trafic routier (véhicules diesel).

▪ Composés organiques volatils (COV) sont libérés lors de l'évaporation des carburants (remplissage des réservoirs), ou par les gaz d'échappement.

A noter que le plomb aujourd'hui n’est plus un indicateur de pollution automobile en France car ses concentrations ont considérablement baissé depuis l'utilisation, bien généralisée, de l'essence sans plomb.

Vous me suivez toujours?

Tout cela donne envie d'un petit bol d'air, n'est-ce-pas ?

Cette jeune et jolie chinoise a pris ses dispositions, et vous ?

Bon, je continue...

En France

L'indice ATMO caractérise la qualité de l'air globale pour l'ensemble de l'agglomération parisienne et concerne toutes les grandes agglomérations de plus de 100 000 habitants de France. Son mode de calcul, défini par l'arrêté ministériel du 22 juillet 2004, prend en compte les taux des 4 premiers polluants cités ci-dessus. L'indice ATMO du jour est égal au sous-indice maximal entre les 4 polluants surveillés.

A Pékin

Un niveau de pollution est établi quotidiennement, il est défini selon les concentrations des 3 premiers polluants listés au début de cet article. L'API (Air Pollution Index) correspond à la valeur maximale du polluant le plus présent dans l'air. Puisqu'à Pékin, le polluant principal sont les particules en suspension PM10, le chiffre API correspond plutôt à celui de la concentration en particules.

API.jpg

Un exemple ?

L'indice API pour mercredi 28 mars était de 98, soit un air de bonne qualité selon le modèle chinois (Grade 2), avec PM10 proche de 150µg/m3. Mais selon le mode de calcul français, cela correspondrait plutôt à un indice 10, donc à une très mauvaise qualité de l'air pékinois... Comme quoi tout est vraiment relatif !

Restez zen,

inspirez calmement,

de toute façon, on en prend plein les bronches... surtout à Pékin !


Sources :
Airparif : http://www.airparif.asso.fr
National Environmental Monitoring Centre of China : http://english.sepa.gov.cn

J'espère que j'ai bien tout compris... car ce n'est pas simple !

« Nouvel appartement | Top | Hugo vous envoie un bisou »